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Site sur lesquels vous pouvez retrouvez en intégralité tous les articles dont sont tirés ceux du blog.

- "Historique"

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# Gepost op maandag 16 januari 2006, 21u47

Gewijzigd op donderdag 31 mei 2007, 14u18

Explications

Explications

Ce blog va t'apprendre d'avantage de chose sur ta connaissance personnelle de la culture rasta et sur l'histoire d'un culte.

Peut-être qu'il te permettera également de changer l'esprit et d'étendre ta sagesse ; car rastafari est dans le coeur et non dans le look.

Tous ceux ou toutes celles qui sont passionné(e)s par la culture rasta, par Robert Nesta MARLEY, profète jamaicain, qui jusqu'à sa mort a lutté pour la paix entre les peuples, lui qui a ouvert les esprits jeunes et qui aujourd'hui continue de faire passer son message de paix et d'amour à travers son pur reggae jamaicain. Enfin en un mot Bob est le promoteur du mouvement Rasta.


Tu trouveras donc des photos de Bob, son histoire, des documents sur la culture rasta, tu vas apprendre à mieux comprendre les rastas avec quelques mots, quelques expressions jamaïcaines (super utiles pour tous les auditeurs de dance hall entre autre).



"Ne conquiert pas le monde si tu dois y perdre ton âme car la sagesse vaut mieux que l'or et l'argent"
Bob Marley



Au fur et à mesure que tu iras sur ce site tu t'apercevras que tu ne connaissais pas tout sur la culture rasta. Je n'ai en aucun cas la prétention de pouvoir tout exposer, il me reste personnellement beaucoup à apprendre. J'attendant donc toutes magnifestations de votre part afin de contribuer à la diffusion d'informations pertinentes.


J'espère modestement que ce blog contribuera à mettre fin aux polymiques lancées par les associations homosexuelles (entre autres) visant à ternir définitivement le mouvement rasta en le dépeingnant comme mouvememtn rasiste, homophobe et extrémiste.
car il faudrait plus d'une vie pour pouvoir profiter pleinement de l'enseignement du très haut.


ALMIGHTY LORD !
Forgive dem.

# Gepost op maandag 16 januari 2006, 21u58

Gewijzigd op maandag 03 april 2006, 21u29

I and I

I and I
"Prêtre ne me dis pas
Que le paradis est sous la terre
Je sais que tu ne sais pas
Ce que la vie vaut vraiment
Tout ce qui brille n'est pas or.
La moitié de l'histoire n'a jamais été racontée
Et maintenant tu vois la lumière
Hey ! Tu te lèves pour obtenir ce à quoi tu as droit"


(Get Up Stand Up, 1973)

# Gepost op maandag 16 januari 2006, 22u02

Gewijzigd op zondag 02 april 2006, 21u40

Dread Locks

Dread Locks
Signe ostensible d'appartenance au credo Rasta, les Dreadlocks sont, depuis quelque temps déjà, au centre des plus vives controverses. En témoigne cette tirade indignée de la poète Sista Roberts à l'encontre des " faux rastas " décrédibilisant la communauté par l'adoption laïcisée des locks.

Récupérées par la mode, les dreadlocks n'offrent aucune garantie quant à l'identité culturelle de celui qui les portent ou, pour reprendre la fameuse prophétie rastafarienne : " il y aura des moutons et il y aura aussi des loups déguisés en moutons ". Une toute autre polémique agite les spécialistes du mouvement : sociologues, ethnologues, anthropologues se crêpent la tignasse sur 1'époque et les raisons présidant à leur apparition.

Rassurez-vous, le débat sur les origines dépasse de beaucoup les considérations " 2 en 1 " de salon de coiffure.

Arborer ces longues nattes non tressées revêt plusieurs significations aux yeux d'un Rasta.

La symbolique de la crinière léonine est la plus souvent avancée : le lion animal emblématique de l'Ethiopie, occupe dans l'imagerie rastafarienne une place quasi-totémique. S'il fait partie intégrante du bestiaire biblique, la transposition animalière vaut ici surtout pour ses qualités de courage et d'orgueil : " lionheart ".

Pour beaucoup, les " Knotty Dreads " symbolisent une couronne les rattachant ainsi à la royauté, éthiopienne incarnée par Haïlé Sélassié 1er le jour de son sacre impérial. Si tous les rastas ne souscrivent pas nécessairement aux lois mosaïques, bon nombre d'entre eux se réfèrent à l'Ancien Testament. Les Saintes Ecritures fourmillent de références plus ou moins explicites concernant la Chevelure. Se conformer aux principes édictés dans le Lévitique (XXI-5) ou dans les Nombres VI-5 (" Aussi longtemps qu'il sera consacré par son voeu, le rasoir ne passera pas sur sa tête ; jusqu'à ce que soit écoulé le temps pour lequel il s 'est voué à Dieu, il sera consacré et laissera croître librement sa chevelure. ") implique-t-il pour autant le port des locks ? Pour les rastas cela ne fait aucun doute.

Outre le Voeu de Nazareth, d'autres raisons sont mises en avant : le mythe de Samson ou encore les Racines. En d'autres termes, les rastas sont soucieux d'apparaître visiblement tels qu'ils sont essentiellement : les racines du peuple noir. De fait, les " Natty Dreads " maintiennent cette relation élective avec l'Africanité. " Un Rasta ne doit pas se couper les cheveux ou la barbe ; ce sont ses racines " me confiait Donald Manning des Abyssinians lors d'un entretien en 1999.

Les locks représentent également un signe ostentatoire dans une vision du monde régie par la dualité Nature/Culture : Zion et Babylone.

Mais un renversement de perspective s'est opéré : les Dreadlocks se sont muées en mode (" hairstyle ") et les rastas les plus ombrageux n'ont pas fini de décrier les imposteurs : " fashion dread " ; " false Rastas " et autres " wolves ". Fini les lotions capillaires aux actifs anti-pelliculaires, terminé les shampoings aux pro-vitamines B 5 vous nourrissant de la racine jusqu'aux pointes : voici venu le temps du look dready. Pour s'en convaincre, il suffit de surfer quelques minutes sur Internet et vous trouverez quantité de pages commerciales vous vantant les effets accélérateurs du " Wa " ou de crèmes à base de miel transformant les cheveux fins et raides de type " caucasien " en nattes noueuses et crépues.

On trouve de tout sur le Web, notamment un site pas très net intitulé, " Pussy Dread " : du soyeux duvet pubien, on passe à la pilosité excessive d'une chatte angora pour finir avec un mont de Vénus dreadlocké... Touffu le camp ! Mais ne nous égarons pas d'avantage et revenons-en aux origines même de cette coiffe. Si l'on s'en tient à la version officielle, les gardes dits " Ethiopian Warriors " du camp de Leonard Howell (le Pinacle) se seraient laissés pousser les locks pour leur aspect effrayant au terme des années quarante.

D'autres observateurs du Rastafari ont émis l'hypothèse selon laquelle les " locksmen " se seraient inspirés des mystiques sâdhus (après l'abolition de l'esclavage, de nombreux travailleurs en provenance de l'Inde ont émigré en Jamaïque) qui portaient des locks atteignant parfois trois mètres de long ! Selon le témoignage recueilli auprès de Joseph Nathaniel Hibbert (un des fondateurs du mouvement rastafari), un petit groupe de rastas du nom de " Jatavi " (terme désignant les nattes dans la langue hindoue) possédait déjà des dreads vers le milieu des années trente.

Un universitaire argumente quant à lui que les " dreadlocks " sont apparues au sein du courant rasta par mimétisme et identification aux rebelles Mau Mau menés par Jomo Kenyatta s'opposant au colonialisme britannique au Kenya dans les années cinquante. Des photographies de ces combattants " kikuyu " ornés de locks ayant été publiées dans certains quotidiens jamaïquains. L'influence africaine n'est sans doute pas à négliger dans la mesure où une multitude d'ethnies (comme signe de distinction tribale ou confessionnelle) arboraient une coiffure plus ou moins similaire à celle des rastas : les Okomfo (Ghana) ; les musulmans hétérodoxes Bay'Fal ; les soldats " tyeddo " de la société wolof pré-islamique ; certains prêtres coptes d'Ethiopie " Bahatowie " ; les tribus Bono, Oromo, Massaï ; Galla...

On peut s'échiner à passer l'Histoire au peigne fin et remonter ainsi jusqu'à César décrivant les " cheveux comme des serpents " des Celtes... Le sociologue Barry Chevannes soutient pour sa part que les dreadlocks se sont développées dans une communauté rasta, la Youth Black Faith, fondée en 1949.

Jusqu'alors la presse qualifiaient les rastas de " barbus ". Les jeunes radicaux de la YBF entendaient rompre avec la vieille garde rasta qui était à leur sens trop compromise avec le système et encore entachée de christianisme. Cette rupture générationnelle entre les traditionalistes (" combsomes " : ceux qui continuaient à se peigner) et les " Dreadfuls " ou " Warriors " avait précisément pour motif l'adoption ou non des locks. Cette discorde n'a rien d'un détail capilliculturel : pour les dreadfuls, se peigner ou se défriser les cheveux signifiait que l'on restait marqué du sceau de la civilisation occidentale.

A ce jour, le sujet n'est toujours pas tranché entre " drednis " et " baldhead " ...

# Gepost op maandag 16 januari 2006, 22u04

Gewijzigd op maandag 03 april 2006, 21u33

Haïlé Sélassié (1892 - 1975)

Haïlé Sélassié (1892 - 1975)
Tafari est né le 23 juillet 1892 à Harar en Ethiopie. Son père le Ras Makonen, gouverneur du Harar, lui assigne un précepteur français et l’initie au pouvoir très tôt.

A cette époque c’est l’empereur Ménélik qui gouverne l’Ethiopie de 1844 à 1913. Celui-ci offre à Tafari en 1905 la province de Gura Muleta. A la mort de Ménélik II en 1913, l’ascension du jeune garçon aux plus hautes fonction est accélérée.

Le 21 septembre 1916, il devient prince héritier, il dirige le pays au côté de sa tante, l’impératrice Zaouditou, et sa fille Taitou. Tafari souhaite faire basculer son pays dans une nouvelle ère en supprimant la féodalité. Son pays s’ouvre au monde. En 1923 en tant que régent, il plaide et obtient l’entrée de l’Ethiopie à la SDN. Le 7 octobre 1928, Ras Tafari est sacré, par l’impératrice, Négus (qui signifie roi).

Le 2 octobre 1930 à la suite du décès de l’impératrice, Tafari devient empereur et hérite des titres prestigieux de : « Seigneur des seigneurs », « Lion Conquérant de la Tribu de Judah », « Elu de Dieu » et « Défenseur de la loi ». Par les dignitaires de l’église Ethiopienne, il est baptisé « Haile Selassie Ier » (Puissance de la Trinité). Les souverains éthiopiens se veulent les descendants de Salomon et de la reine de Saba. Ménélik en serait le fils. Tafari serait, quand il arrive au pouvoir, le 225e successeur du roi Salomon. La prophétie de Garvey s’avère donc exact.

Les croyants adoptent alors le nom de rastaman en l’honneur de Sélassié. Le roi tente de supprimer le clergé et l’aristocratie. Il désire emmener son pays vers le monde moderne. Dès 1931, il développe l’instruction, instaure le droit de vote et établit un parlement. Il fait ainsi abolir l’esclavage qui perdurait curieusement en Ethiopie. Toutefois, le pays reste divisé par les résistances locales. La féodalité et ses seigneurs est encore très présente dans toute l’Ethiopie.

En 1935, le 3 octobre, le royaume d’Ethiopie est envahi par Mussolini (Babylone), Sélassié est contraint à s’exiler en Angleterre. Le 28 juin 1936, le roi se rend à Genève pour demander de l’aide à la Société des Nations. C’est avec l’aide de l’armée britannique, le seul pays membre de la SDN qui aidera l’Ethiopie, et de la guérilla interne que le joug fasciste disparaîtra. Conscient de l’existence du rastafarisme et de son idéologie, Haïlé Sélassié offre la vallée de Shashamani, situé sur le plateau d’Addis Abeba, aux Africains exilés et donc aussi aux rastas, pour d’une part les remercier de leur aide contre l’invasion italienne et d’autre part reconnaître le culte rasta . Cela devient la terre promise pour des milliers de rastas.

Une délégation de trois rastas est envoyé en Ethiopie, Mortimer Planno (le célèbre mentor de Bob Marley) et deux proches de Count Ossie. Trois ans après avoir crée l’OUA (Organisation de l’unité africaine), Sélassié est invité par le gouvernement Jamaïcain du 21 au 24 avril 1966. Les rastas vont enfin pouvoir découvrir le roi Ethiopien. JAH RASTAFARI leur rend visite. C’est donc l’émulation en Jamaïque parmi toutes les communautés rastas. Quelques 100 000 rastas sont présents sur le tarmac de l’aéroport, ils psalmodient et sont accompagnés de percussions nyabinghi. Donald Manning des Abyssinians (rasta depuis l’âge de 14 ans) dira plus tard : « Avant l’arrivée de Haïlé Sélassié, la pluie tombait en trombe. Quand l’avion se posa, la pluie cessa et le soleil se mit à cogner ». On peut constater que les rastas sont imprégnés d’un fort mysticisme.

Au début des années 1970, la monarchie éthiopienne semble très affaiblie. En effet, beaucoup d’opposants au pouvoir dénoncent les dépenses fastueuses destinées aux cérémonies et autres réceptions au palais royal. On reproche également à Hailé Sélassié d’avoir détourné de grosses sommes d’argent, et d’avoir caché à l’aide internationale la terrible famine qui toucha l’Ethiopie et provoqua 1 million de morts. Le pays tombe dans une terrible déchéance et annonce la fin d’un règne de plus de quarante ans. Haïlé Sélassié fait face à un coup d’état et est renversé en septembre 1974 par la junte militaire. L’ancien souverain est placé par la suite dans une résidence surveillée. Le 17 mars 1975, la monarchie éthiopienne est définitivement abolie. Le nouveau dirigeant prend le nom de Haïlé Mariam Mengistu et gouvernera jusqu’en 1991. S’ouvre alors une période d’agitation sociale et politique. Le nouveau dirigeant inaugure une période de purges et de terreur.

Dans la nuit du 26 au 27 août 1975, Haïlé Sélassié meurt mystérieusement. D’après la version officielle, l’ancien empereur serait décédé suite à une défaillance circulatoire. Officieusement, plusieurs personnes ont pu déclaré que le souverain avait été étouffé durant son sommeil par des membres du comité militaire. Aucune photographie ne fut envoyée à la presse et aucun renseignement ne fut donné sur le lieu de l’inhumation. Ce n’est qu’en 1992, que l’on croit retrouver la dépouille de l’empereur. Le 5 novembre 2000, le gouvernement a autorisé des funérailles officielles. Les reliques du Négus sont entreposées dans la crypte de l’église orthodoxe de la Trinité.
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# Gepost op donderdag 23 maart 2006, 18u08